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Thibault: Avant de commencer à proprement parlé cette interview, peux-tu me dire quelques mots sur le groupe ?
Robert Kolar: Oui, bien sûr. Nous sommes un groupe de rock & roll basé à Los Angeles, avec des influences psychédéliques, pop, soul et blues. Nous nous appelons Lemon Sun. Le nom du groupe est venu suite à un rêve lucide dans lequel un second soleil est apparu dans le ciel. Il s’appelait Lemon Sun dans ce rêve. Il semblait signifier un changement surréaliste et une tournure des évènements mystérieuse mais optimiste.
Plusieurs membres majeurs du groupe nous ont quitté au cours de l’année dernière. Le line-up actuel est celui ci:
Rob Kolar (moi) – Voix, Guitares
Felipe Ceballos - Batterie
Patrick O’Connor - Guitare, voix
Mark Tagglianetti - Claviers, trompette, voix
Scott Halpern - Basse
Thibault: Après deux EPs, comment avez-vous procédé pour composer et enregistrer votre premier album ?
Robert Kolar: Quelques unes des chansons me trottaient déjà dans la tête depuis pas mal d’années et parfois même enregistrées pour mon magnétophone. D’autres sont venus naturellement pendant l’enregistrement. Nous avons énormément répété, en travaillant sans arrangements, avec et sans le producteur, Dave Schiffman. Dave a eu beaucoup de bonnes idées et nous a aidé à nous concentrer sur les thèmes et les arrangements de l’album. Il a travaillé avec des pointures comme Tom Petty et Johnny Cash et a été l’ingénieur de Rick Rubin pour plusieurs de ses albums, donc nous avons voulu lui montrer que nous méritions une chance de travailler avec lui. Il s’est rapproché de nous et a exprimé son enthousiasme de travailler avec nous, ce qui était très flatteur pour nous.
Nous discutions avec plusieurs labels, mais aucun d’entre eux n’a été assez couillu pour donner une chance à un groupe qui n’était ni un groupe de pop formaté, ni un groupe indie prétentieux genre ‘Groupe de la semaine’ ou encore un groupe de rock moderne surproduit. Nous ne nous étions pas préparés à attendre pour ce genre de deals à la con, mais nous n’avions à la base aucun argent à mettre sur la table pour cet album. Par chance, Chris Knight (l’ancien bassiste) a pu utiliser son crédit et faire un prêt pour le groupe. Pour pouvoir faire un bon album, nous savions qu’il était nécessaire d’accepter les conséquences financières de ce prêt… Même si nous remboursons toujours aujourd’hui la dette …
Thibault: Quelle a été la chose la plus excitante pour vous durant l’enregistrement ?
Robert Kolar: Avoir une excuse pour ne pas avoir à aller au boulot.
Thibault: Quand vous avez finalement terminé cet album, quel était le sentiment prédominant ?
Robert Kolar: Au début, j’étais un peu inquiet avec le mixage, parce que je voulais un son plus brut. Je pensais que la batterie sonnait trop clean, trop pure. J’avais aussi espéré obtenir quelque chose d’un peu plus psychédélique et plus de reverb avec la production mais tous les autres se sont battus contre ça, donc j’étais un peu en minorité. J’ai fini par l’accepter et j’adore toujours écouter l’album aujourd’hui (peut-être un peu trop). Pour la batterie, nous voulions un son proche des productions de Tom Petty à la fin des années 70, et je pense qu’on a tapé dans le mille. Je pense que le prochain album aura un son plus rude mais je suis très content du travail de Dave Schiffman et de l’ancien groupe sur celui-ci. C’est un joli mélange de sonorités. De temps en temps, j’entends ma voix et je me crispe un peu, mais arrive un moment donné où tu prends sur toi et tu apprécies les choses pour ce qu’elles sont, au lieu de perdre ton temps à critiquer les choses pour ce qu’elles ne sont pas.
Thibault: Qui a trouvé le titre de de l’album ‘Run With The Faithless’ ? Ça signifie quelque chose en particulier ?
Robert Kolar: Le titre m’est venu en travaillant sur la deuxième chanson de l’album. Pour être honnête, nous étions incapables de nous mettre d’accord sur un titre pour l’album, et personne n’avait de bonnes idées. Puis un par un, ils ont tous quitté le groupe. Je me suis retrouvé tout seul. J’avais toujours secrètement espéré utiliser ce titre. Avec du recul (rires), le titre de l’album est au final particulièrement approprié en considérant que tout le monde a quitté le navire. Ce titre avait une résonance particulière. Il sonne comme le titre d’un roman ou de quelque chose d’important. C’est une référence en partie ironique à l’état des affaires dans ce pays (et dans le monde d’une manière générale), concernant la religion, le contrôle des banques, des gouvernements, etc … . Pour imager ce titre: J’imagine tous les gens qui en ont marre des travers du quotidien d’une société réunissant tout le monde avant de se désunifier dans un exode de masse des genres ou des races. D’où le choix de “run with the faithless » (« courir avec les infidèles »).
Thibault: Qui écrit les paroles dans le groupe ? Est-ce une priorité pour toi et as-tu des thèmes favoris ?
Robert Kolar: J’écris les paroles mais je ne sais souvent pas d’où elles me viennent exactement. Parfois, elles flottent juste au dessus de ma tête. Voici quelques uns des thèmes de l’album. Après, l’interprétation reste libre !
Congratulate Our Thievery - Le système bancaire et l’aspect de la culture américaine qui encourage les gens de se baiser les uns les autres et récupérer ce qu’ils peuvent. Le capitalisme, en quelque sorte. J’ai voulu être un peu ironique sur celle-ci en encourageant les gens d’être des voleurs impitoyables.
Run with The Faithless – La religion. Particulièrement quand les gens l’utilisent pour convaincre d’autres personnes de faire des choses horribles.
Same Old Ground – L’espoir. l’idée de se réunir ensemble et de ne pas avoir peur de recommencer à zéro, parce que je pense que la voie que nous arpentons dans notre vie est un peu tordue. Peut-être retrouver les idéaux sur lesquelles l’Amérique s’est construite.
Fall For You - L’amour. Une sorte de trou du cul comme moi, réalisant qu’il est peut-être en train de tomber amoureux de quelqu’un.
Dying Age – Prendre des risques dans la vie. Faire quelque chose d’important avant de mourir.
The Thrill – Sexe. Désir. Sadomasochisme. Attirance.
J’ai tendance à écrire sur un ou deux sujets: les constats sociaux et l’amour. Mon souhait est de pouvoir combiner le sérieux, la vulnérabilité, le sens de l’humour à des observations poétiques dans une matière un peu poussiéreuse. Je m’inquiète quelques fois de perdre un peu de perdre une forme de simplicité et de me prendre trop au sérieux, mais j’imagine que c’est le risque à prendre en tant qu’artiste.
Thibault: Votre album est très efficace du début à la fin. On peut très bien écouter les chansons en aléatoire sans perdre en cohérence ou louper quelque chose. Les chansons sont vraiment indépendantes et chacune d’entre elle pourrait finalement être un tube potentiel. T’es d’accord avec ça ?
Robert Kolar: Je n’essaierais pas de débattre de ça avec toi. Ah! Si les labels et les radios avaient tes goûts, Lemon Sun aurait une meilleure place dans ce monde. Nous avons eu beaucoup de chance que les chansons et les thèmes se lient de manière naturelle sur cet album. Quelque part, c’est un album concept sans volonté de notre part. Nous avons été très heureux avec ça. On peut dire que c’est un coup de veine.
Thibault: Quand je prête attention attentivement à votre musique, ça me rappelle bien souvent les chansons pop-rock plutôt cool écrites par quelques groupes dans les sixties, par les Kinks, les Rolling Stones ou d’autres. C’est une période qui vous influence?
Robert Kolar: Absolument. Enchanté que tu soulèves cette comparaison. J’adore l’écriture des années 60. Même les chansons pop légères de cette époque avaient la particularité d’être intemporelles. Il y a quelque chose de cru, de pétillant et de fantaisiste qui fait que la musique populaire de cette période est et restera attirante. Pour en citer quelques une, j’adore particulièrement Bob Dylan , les Kinks, les Zombies, Donovan, les Eclectric Prunes, les Stones avec Brian Jones, les Creedence Clearwater Revival, les Doors, Syd Barrett et bien sûr les Beatles.
Thibault: Votre musique peut clairement se définir comme de la musique pop, en tout cas pour la structure de vos chansons et leur caractère entêtant des mélodies. Mais votre son révèle des tonalités vraiment variées, du british-rock et de la soul sur « Congratulate On Thievery »), un groove dansant inimitable sur “Wanna Have You” ou “Edge Of Defeat”. Quel est votre secret ? Comment votre musique peut-elle apparaître si simple avec autant de sonorités différentes ?
Robert Kolar: Un secret ? Ah ! J’adore. Mon égo est en train de s’élargir. Pas de secret. De la chance peut-être. Ou juste une opinion. … plusieurs personnes trouvent que notre musique est un ramassis de conneries. Je me dis juste qu’ils ne la comprennent pas. Pour être honnête, nous écoutons, digérons beaucoup de trucs différents. Du blues torride à la Howlin’ Wolf, le folk poétique de Leonard Cohen, le punk mélancolique des Clash , le glam étouffant et sexy comme celui de T.Rex, la pop robotique des premiers Squeeze, la détresse des Cure, le rock pêchu de AC/DC, la créativité de Spoon, la soul ardente de Otis Redding. Nous essayons juste de mélanger tout ça ensemble à notre façon.
Thibault: L’album n’inclut que deux ballades: “Dying Age” et surtout le titre acoustique “The Loner”. Cette dernière ressemble beaucoup aux chansons mélancoliques écrites par les folk-singers. Est-ce un clin d’œil à la période où tu rêvais d’être un chanteur de folk ?
Robert Kolar: (Rires). J’avais l’habitude de jouer dans le métro, à New-York, pour de l’argent ou des bricoles (Je me marre en repensant à un type habillé à la mode hip-hop qui une fois m’a donné son collier super bling-bling). Ouais, je crois que j’ai commencé comme folk-singer. Je pouvais me faire facilement 10 $ de l’heure quand je n’étais pas en train de débattre avec d’autres artistes, dans quel cas je restais sur le quai.
Ces chansons que tu cites en particulier ont bien failli ne pas faire parti de l’album. J’ai vraiment dû me battre pour les garder dessus. Le groupe voulait d’autres chansons plus légères, enjouées, et pour être honnête je crois qu’ils n’ont pas apprécié d’avoir été moins impliqué sur ces chansons par rapport aux autres. C’est honteux quand l’art ou la musique devient plus une question de propriété, moins une question d’appréciation.
J’ai un profond amour pour la musique folk et j’ai commencé à travailler sur un album acoustique en solo. Il inclura quelques titres de Lemon Sun dépouillés et quelques nouvelles chansons.
Thibault: Dernière question à propos de l’album. Tu sais que j’adore toutes les chansons mais “Same Old Ground” and “Did You Say” sont probablement mes préférées. Ça te semble bien ?
Robert Kolar: Intéressant, ce sont aussi celles de notre batteur. Qui, en passant, est absolument fantastique. Tout comme le reste du groupe d’ailleurs. J’ai vraiment hâte de commencer un nouvel album avec le nouveau groupe. C’est pas évident d’en choisir une en particulier parce que elles arrivent par vagues. Quelles sont celles dont je ne suis pas lassé… En ce moment, peut-être “Dying Age” et “Steal Us Away”. “Same Old Ground” ne vieillira probablement jamais aussi, et il est d’ailleurs bien possible que nous tournions un clip pour celle-ci, donc je l’écouterais jusqu’à ce que mes oreilles saignent.
Thibault – Depuis quand avez-vous commencé votre tournée pour votre album ?
Robert Kolar: Nous faisons pas mal de shows dans des petites salles sur la côté ouest. Nous espérons avoir la chance de supporter de vrais pointures à l’avenir. En attendant que ça arrive, nous poursuivons notre train-train quotidien sans budget. Si vous êtes un grand groupe et que vous lisez cette interview … prenez nous avec vous s’il vous plaît.
Thibault: Comment ça se passe ? Le public est cool avec vous ?
Robert Kolar: Le public est très sympa avec nous d’une manière générale. La plupart du temps, des groupes ne veulent pas jouer avec nous à nouveau car nous volons leur show ! (Rires). C’est pas trop arrogant ce que je viens de dire ?
Le seul problème qu’on peut avoir, c’est d’avoir des gars trop cassés, trop nerveux ou sous champignons avant d’arriver sur scène.
Thibault: Avez-vous déjà joué en Europe ? Et si non, est-ce que c’est prévu ?
Robert Kolar: Non. Mais nous adorerions. Tous mes parents sont européens et certains des membres du groupe n’y sont jamais allés. C’est définitivement un but pour nous d’y aller.
Thibault: J’espère que nous pourrons vous voir en France …
Robert Kolar: Ne t’inquiètes pas, vous êtes sur la liste … Et si tu peux garder le rythme, tu monteras sur scène pour ‘Same Old Ground’ pour faire les chœurs et jouer des « maracas ».
Thibault: Est-ce que vous travaillez sur un nouvel album ? Vous avez déjà quelques chansons d’écrites ?
Robert Kolar: Oui. Je me sens très inspiré en ce moment. Je peux sentir le nouvel album arriver et c’est extrêmement excitant. Ce sera assez différent de ‘Run With The Faithless’ mais le sens de la composition, très pop, sera similaire. Nous avons été influencé de plus en plus par les racines du rock’n'roll, la musique surf, western, psychédélique et le blues, donc ça jouera forcément une place essentielle dans le son. Je pense que ces influences seront plus apparentes que par le passé. Nous avons aussi pour but de faire sonner notre album plus live. Mais honnêtement … qui sait … nous commencerons à travailler dessus très sérieusement dans les prochains moins.
Thibault: Que peux-tu dire à son sujet? Est-ce qu’il sera dans la même veine que ‘Run With The Faithless’ ? A quoi pouvons-nous nous attendre ?
Robert Kolar: Oh, ha. Je n’avais pas lu cette question avant de répondre à la précédente. Il se fera déjà avec un line-up complètement différent donc il me semble évident que la musique aura une couleur différente. Notre nouveau claviériste joue de la trompette, donc j’anticipe déjà des cuivres en nombres.
Thibault: Bien, j’aimerais te poser quelques questions plus cool maintenant. Ça va toi ?
Robert Kolar: Est-ce que je vais bien ? Haha. Bien. Je suppose. A part le fait de devoir aller au tribunal aujourd’hui, attendre trois heures puis devoir payer une caution de presque 1200 dollars pour avoir grillé un feu rouge (une accusation à laquelle je plaide non coupable d’ailleurs), je vais plutôt bien. Si tu poursuis ce que tu aimes et fait confiance à ton intuition, c’est pas très difficile d’avoir une bonne vision des choses. Il me semble en tout cas.
Thibault: Quels groupes ou artistes écoutes-tu en ce moment ? Tu pourrais me donner quelques conseils peut-être …
Robert Kolar: Ho… J’écoute encore beaucoup de vieux trucs. Je fais parti des « types à chansons ». J’adore faire des compilations pour les gens et j’ai du mal à adorer le catalogue complet d’un groupe. Surtout quand tu dois les comparer aux Beatles… Voilà quelques chansons, artistes, que j’écoute beaucoup ces derniers temps …
Otis Redding – “Shake” & “Security”
The Growlers – “Soul of Coral” , “People Don’t Change Blues”
The Bees – “Who Knows What The Question Is”
MC5 – “Shakin’ Street”
T. Rex – Les albums ‘Electric Warrior’ & ‘The Slider’
Arthur Alexander – “Soldier of Love” et la plupart de ses autres chansons.
D’autres groupes ou artistes:
Iggy Pop and Iggy & The Stooges – La plupart de leurs albums.
Supergrass – Il ont au moins quelques très bonnes chansons sur tous leurs albums.
Dr. Dog – De bons lives aussi !
M. Ward
Devendra Banhart – De bons lives.
Eagles of Death Metal – Fun.
The Raveonettes – Sous estimés.
Howlin’ Wolf – Un maître. Une voix qui peut séparer l’âme de votre corps.
Wilco – Bien pour une longue route.
Os Mutantes.
Tom Waits.
Thibault: Si tu avais à choisir maintenant:
Robert Kolar:
- Un artiste: Dans les nouveaux: Spoon ou Wilco – Chez les vieux: T. Rex
- Un album: The Beatles – ‘White Album’ ET David Bowie – ‘Ziggy Stardust’ ET Spoon – ‘Kill The Moonlight’
- Une chanson: Parmi les nouvelles: Dr. Dog “The Beach” – Dans les vieux morceaux = Arthur Alexander “Soldier of Love”
- Une de vos chansons: Parmi les nouvelles: il y a cette nouvelle là, avec avec un riff rock’n'roll pompeux. C’est comme si le Bruce Springsteen des années 70 avait passait plus de temps à écouter T-Rex & ‘Ziggy Stardust’. Dans les vieilles, « The Devil Thinks … » .
- Un plat: Les barbecues typiques du sud.
- Une boisson: Du lait de noix de coc ou le ‘Marker’s Mark’ (Whisky).
- Un sport: Le paddle-tennis ou le baby-foot.
- Un film: ‘Two Lane Blacktop’ de Monte Hellman.
- Un acteur: Paul Newman jeune.
- Une actrice: J’ai une sorte de béguin pour Zoey Deshanel.
- Un artiste à tuer: Je crois que ça a toujours été Madonna.
- Un rêve: Voler. Ouais, c’est peut-être un peu cliché.
- Un pays: Le Japon ou l’Inde.
Thibault: Quand je t’ai contacté la première fois, tu m’as dit que tu adorais Jacques Dutronc. Pour quelle raison, et y’a-t-il d’autres artistes français qui te plaisent ?
Robert Kolar: Jacques Dutronc est un type trop cool! Il possède un style et une attitude irrésistible. Si seulement je comprenais ce qu’il disait. Ses premiers albums sont vraiment super excitants. Ceux qui sonnent comme les Stones après avoir mangé une tonne d’escargots! C’est à dire, “Et Moi, Et Moi, Et Moi”, “Mini, Mini, Mini”, “On Nous Cache Tout, On Nous…” , etc. Les vidéos sont au moins aussi géniales, voir plus. J’adorerais connaître d’autres artistes français, bien que nous aimions déjà Air, Francoise Hardy, et notre batteur aime beaucoup Phoenix. Je pense qu’ils sont plutôt pas mal !
Thibault: Que faîtes-vous quand vous n’êtes pas en studio ou en route pour des tournées ?
Robert Kolar: Nous avons tous des gagne-pains et je travaille durant la journée comme « scientifique fou ». Je fais des expériences scientifiques farfelues pour des enfants en écoles élémentaires à Los Angeles. Je porte une grosse veste blanche de laboratoire. Mon nom est Professeur Électrique. Je suis devenu plutôt populaire dans les écoles élémentaires aux alentours de Los Angeles (rires). J’ai aussi eu beaucoup de chance de pouvoir travailler quelques fois comme comédien. Je tourne actuellement dans un film noir réalisé par Monte Hellman. Avec un peu de chance, il pourrait être au festival de Cannes et peut-être à celui de Sundance l’année prochaine. On croise les doigts. Je joue un second rôle. Je suis un scénariste lunatique et un peu névrosé sur les bords.
Les autres membres ont aussi leurs gagne-pains. Patrick O’Connor, le guitariste est parti pour le moment à New York pour chanter des standards de la pop (Sinatra, etc …) dans un bar de Chinatown pendant un mois.
Thibault: Une dernière question. Le plus grand artiste de tous les temps est né dans votre pays. Il s’appelle Bob Dylan et c’est le gars que j’admire le plus à travers le monde. Tu l’aimes bien ?
Robert Kolar: C’est un écrivain totalement nul ! (rires)
Thibault: Ok, l’interview est terminée. Si tu veux rajouter quelque chose, je te laisse le dernier mot.
Robert Kolar: Merci beaucoup.
Thibault: Merci Rob.
http://www.myspace.com/lemonsun
Chronique de ‘Run With The Faithless’, sortie en 2009
5 commentaires
En vacances ?
Superbe interview thib!
L’album est bien sympa, merci à toi!
Bonne chance pour la suite (niveau taff).
Pour ton blog, comme je te l’ai dis je ne doute pas un instant de sa sortie imminente de la confidentialité et de la constitution d’une bonne base de fan de tes critiques.
Plus le contenu de ton blog s’étoffera, plus il sera reconnu, c’est certain.
A bientôt l’artiste.
For the record… I adore Bob Dylan. He blows my mind! (some people thought I was serious about my ‘hack’ comment! haha)
[...] de Lemon Sun. Toute résistance est futile et à coup de chronique élogieuse, d’interviews exclusives et autres matraquages Facebook, cet homme réussirait à vous faire écouter n’importe [...]
merci de m’avoir rappelé à quel point ce groupe est bon! un peu honte de l’avouer mais je les avais un peu oubliés parmi tous mes « amis myspace »…
sympa l’interview!
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