
Avec un nouvel album chaque année depuis 2005, l’excellent groupe Portugal. The Man entretient son rythme de folie avec la sortie de leur cinquième album ‘American Ghetto’. Dans la lignée directe de son prédécesseur, ce nouvel effort, bourré de tubes dantesques, confine encore un peu plus le groupe dans un registre aussi addictif qu’indéfinissable.
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Depuis l’année dernière et leur fabuleux opus ‘The Satanic Satanist’, les américains, armés de leur mystérieuse recette sonore ont enclenché une machine à hits fracassante. Bien qu’ultra-catchy et accessible, la musique du groupe repose sur une fusion des genres plus complexe qu’elle n’y paraît. Seulement, l’aisance avec laquelle la bande mêle l’efficacité pop à des riffs psyché-rock rétro, à des tempos à la limite de la soul et du hip-hop, ne laisse apparaître aucun artifice. A l’instar d’artistes comme Jamie. T et groupes comme Gorillaz, le quatuor de Portland s’est trouvé une marque de fabrique inimitable, doublée d’une cool attitude et d’une décontraction naturelle qui ne font que renforcer le charme de leurs compositions, à la fois légères et vivifiantes. Les Portugal. The Man confirment les excellentes impressions laissées par leur précédent travail, à la petite différence que American Ghetto se montre plus homogène en adoptant un ton résolument groovy et une production plus expérimentale.
Les influences soul et hip-hop de la bande, légèrement aperçues par le passé, prennent au contact des onze nouvelles pistes une importance majeure, en déteignant sur les parties vocales et en gonflant à bloc des rythmiques qui n’auront jamais été aussi entraînantes. Mélangées à des guitares rock aux résonances 60′s-70′s, traversant la culture rock & pop des musiciens, les dynamiques carrées du hip-hop restent à l’origine des titres les plus accrocheurs de ce nouvel opus – ceux qui, pour leurs refrains mémorables, leurs subtilités mélodiques et leurs formes hybrides assurément fun méritent de tourner infiniment en boucle (« The Dead Dog », « 1000 Years », « The Pushers Party », « 60 Years », « All My People »). Il y a vraiment de fascinant chez ces musiciens cette facilité à créer en un minimum de temps des morceaux directs, débordant de chaleur humaine, et qui paradoxalement, restent enrobés de sonorités expérimentales. Hormis une coupure en forme d’interlude inutile (« Break »), tous les virages mélodiques entrepris par les américains émerveillent. Leurs hymnes solaires (« When The War Ends »), leurs descentes brico-pop souterraines (« Some Men », « Just A Fool ») et leurs compositions fourre-tout psychédéliques (« Do What We Do », « Fantastic Pace ») offrent toutes le même et unique – immense – plaisir d’écoute.
Ces types ont vraiment tout pour eux. Une musique qui combat autant l’élitisme que les étiquettes, un look et une attitude terriblement sympa, une culture musicale ô combien large et éclectique, et un immense talent pour que tous les critères cités précédemment puissent avoir de l’importance. Diablement attachants, les Portugal. The Man ne peuvent pas donner plus pour s’installer au milieu de vos groupes favoris.
Sortie: 02/03/2010
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5 commentaires
Very good review… love the band… FYI, the myspace link goes to Angus and Julia Stone (Australian Band) and not Portugal.The Man…Peace, EWK
Thanks for the info. Portugal. The Man is probably of of my favorite – recent – bands with the Kings Of Leon, Calexico and The Shins. Love their groove and their sound.
Peace, Thibault.
Yeah… Kings of Leon rule!!! FYI, LS will be in studio March/April recording new songs… EP/LP? Peace, EWK
Découverte et très bonne surprise! Des tubes, des tubes et encore des tubes!
Leur son est très FM je trouve, un groupe qui pourrait exploser médiatiquement très facilement.
Très accessible, très addictif, je vote pour!
Et si tu veux vraiment du addictif, tu écoutes leur précédent album « The Satanic Satanist ».
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