
Des influences blues, jazz, une galaxie sonore parallèle aux répertoires décalés de Camille, Anaïs ou Emily Loizeau, et un indéniable sens du rythme viennent habiller le premier disque pétillant de Lili Ster, jeune artiste française virevoltante.
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Pour réconcilier tous les publics avec une chanson française souvent scindée en deux et stigmatisée – variété commerciale pour grand public d’un côté et nouvelle scène française plus élitiste de l’autre – il suffit parfois d’une brise de nouveauté, de naturel et d’originalité. Trois notions que Lili Ster incorpore brillamment sur son premier opus intitulé ‘La Castafiore’, une œuvre soignée et artisanale sur laquelle l’artiste déverse son amour pour les rythmes tourbillonnants et les mélodies swingantes. Qu’elle choisisse d’être amusante, légère ou mélancolique, la jeune chanteuse libère une énergie fascinante sur ses chansons, bricolées dans des dynamiques parfois sinueuses, toujours accrocheuses. Si elle ne s’obsède pas à créer des morceaux alambiquées, gratuitement complexes, elle prend plaisir à remplir son cadis musical de sonorités expérimentales. Riche de ses influences, de son talent et ses envies, Lili Ster présente une tracklist variée, placée sous le signe du groove.
Hormis sur de rares envolées pop furieusement addictives, saupoudrées par une dose bienvenue de naïveté (« Electric Boy », « Âmes Sensibles », « Elle Est Seule »), Lili Ster dévoile le plus souvent un univers singulier, frappé de spontanéité et de fraîcheur. Il n’y a rien de plus plaisant que de se faire balancer par ses compositions jazzy-blues chaleureuses et subtiles, tournant au ralenti sous son charmant grain de voix enchanté (« Melle Shy », « La Castafiore », « G Ou G Pas », « Je Voudrais », « Pas Du Même Monde »). Il n’y a rien de plus amusant que de se laisser surprendre par l’intensité rock (« Les Allumeuses ») et les papillonnements (« L’Homme A Plumes », « Si Tu Pars ») de drôles de délires instrumentaux et vocaux. L’album se conclue sur un voyage mélodique dépaysant blindé de rythmiques tribales et de bruitages naturels, si beau et intelligemment mené que l’interlude placé au milieu du disque (« La Sauterelle ») et la reprise intimiste de Mika (« Relax ») – L’un inutile, l’autre peu flamboyante – passeront sous le coup de l’indulgence.
Les premiers albums sont régulièrement des révélateurs de promesses à tenir par la suite, d’erreurs à ne pas répéter. Auteur d’un premier disque saisissant, mature dans sa construction, volontairement léger sur la forme, Lili Ster n’aura eu besoin que d’un essai pour être considéré comme une artiste à la fois accomplie et fantaisiste.
Sortie: 26/04/2010
Infos: Myspace

2 commentaires
J’ai un peu du mal quand même avec la chanson française… -_-
moi c’est avec les castafiores que j’ai du mal
le titre est gonflé, quand même, faut avoir un peu le melon mais je ne trouve pas qu’elle puisse se le permettre
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