
Les années 60 en ligne de mire, M.Ward se plie en quatre pour illuminer une Zooey Deschanel, qui aussi crédible dans le septième art qu’en tenue de chanteuse pop, débarque avec une armée de mélodies solaires annonçant l’été en mars.
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L’originalité du deuxième opus de She & Him ne provient pas de ses inspirations et influences majeures. Dans le petit monde de la musique, les années 60 et les années 70 reviennent en permanence sous les projecteurs depuis quelques années. L’année 2010 ne déroge d’ailleurs pas à la règle, en témoignent d’ores et déjà les sorties remarquées de Gigi ou Sambassadeur. Dans cette course folle visant les trésors de générations passées, ce talentueux et attachant duo américain possède son mot à dire, comme Pete Yorn & Scarlett Johansson ont eu le leur l’année dernière avec le très bon ‘Break Up’. Les deux couples artistiques présentent d’ailleurs des similarités troublantes. Outre un goût partagé pour une même époque, Pete Yorn et M. Ward officient tous les deux dans le folk, tandis que Scarlett Johansson et Zooey Deschanel s’offrent avec la chanson une bouée d’oxygène en dehors des planches de cinéma, sans pourtant faire de la musique un énième caprice de star. Néanmoins, avec le ‘Volume Two’ de She & Him, la pétillante actrice brune dégage pour le moment plus d’assurance et de talent brut que sa prometteuse collègue blonde.
Deux ans après un premier volet bien ficelé, leur capital sympathie demeure inébranlable et les deux artistes fournissent toujours de charmants antidépresseurs mélodiques. Qui plus est, sans se montrer très innovants, ils ont le mérite de balayer large l’horizon des sixties pour pomponner minutieusement leurs petites pépites sonores. Dans une bonne humeur indéfectible, l’album est envahi par d’inoubliables mélodies flashy, supportées par des refrains en forme de chorales gigantesques (« In The Sun », « Don’t Look Back », « Home », « Over It Over Again »), avant de subir une succession de vagues tubesques, chargées d’émotion, d’harmonies luxuriantes (« Thieves », « Sing »), de jeunesse insouciante (« Gonna Get Along Without You Now », « Ridin’ In My Car »). Les jolies et rares rêveries mélancoliques (« I Knew It Would Happen The Way »), voire intimistes (« Brand New Shoes », « If You Can’t Sleep »), ne défraîchirons pas un opus dont les moindres emprunts au blues (« Me And You »), à la country et au folk (« Lingering Still », « I’m Gonna Make It Better ») le transforment en un simple et saisissant hymne à la vie.
Aussi discret qu’indispensable aux arrangements et à la production, M.Ward a fait de Zooey Deschanel la princesse d’une musique aux allures d’arcs-en-ciel pop, une princesse aux longs cheveux bruns dotée d’un timbre de voix craquant qui appelle les sourires à se révolter contre la morosité.
Sortie: 23/03/2010
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5 commentaires
Je l’ai pas encore écouté mais tout le monde en dit le plus grand bien. Je vais donc suivre les conseils de cette chouette chronique
ahah, mais c’est quoi ce clip !
Hate de rentrer pour pouvoir ecouter tout ca !
pas encore écouté non plus mais j’avais &doré leur dernier album;
C’est fou comme depuis le début de cette année, les albums sont excellent, on ne sait plus ou donner de la tête tant il y en a.
Au fait, trés belle chronique Thib’ bravo.
ps : mais lol le clip quoi ^^
On dirait un peu celui de keren ann : « Ailleurs »
Un bon album plein de soleil, avec un duo toujours aussi croquignolet
Faut dire, avec le talent de M. Ward (son dernier album est une vraie perle), et la voix de Deschanel, on peut difficilement se rater. Ca fait un bien fou de les retrouver après un Volume One bien mignon !
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