
Le plus beau lien existant entre la musique pop, rock, électronique et progressive s’appelle depuis huit ans Minus The Bear. Énième confirmation avec leur dernier chef d’œuvre en date ‘OMNI’ que le groupe représente l’un des plus beaux trésors cachés sur les terres américaines.
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Difficile de savoir par quoi commencer lorsqu’il s’agit de décrire un groupe aussi rare et étincelant que peut l’être Minus The Bear. Des années que ces musiciens réalisent une fusion de styles musicaux excitantes. Doté d’une technique équivalente aux artistes les plus costauds du rock progressif, mené par un Jake Snider au timbre merveilleux, clair et limpide, le quintet de Seattle s’est lancé depuis 2002 et ‘Highly Refined Pirates’ dans une entreprise artistique terriblement ambitieuse, au sein de laquelle la musique doit répondre à d’énormes exigences de qualité, de richesse, sans sacrifier le grand public. Pour se faire, la bande a trouvé et adopté une formule devenue brillante à force de rôdage, et qui peut se vanter de ne ressembler à rien de ce qui a déjà été fait dans le passé. Leurs titres ne répondent en rien à une somme d’influences, mais simplement à un jeu mathématique parfaitement huilé qui lie des sonorités électroniques et des breaks typiques de la musique progressive à des mélodies à l’efficacité absolument magistrale. Un jeu qui s’affine au fil du temps, de manière considérable si l’on s’en tient à ce quatrième opus.
Car depuis 2007 et le génial ‘Planet Of Ice’, l’équipe a encore réussi à repoussé ses limites créatives. Leurs expériences sonores accouchent désormais d’ovnis pop miraculeux, supportés par des beats d’une puissance diabolique (« Animal Backwards »), enveloppés par des claviers féériques et des lignes de chant de classe mondiale (« Fooled By The Night »). Au sein de mélodies aussi courbées et tortueuses, la maîtrise vocale de Jake Snider est essentielle pour transcender les compositions, et leur permettre d’être perçues comme de simples hymnes rock. Les riffs supersoniques de Minus The Bear (« Hold Me Down »), leurs progressions à la fois torturées et légères (« Dayglow Vista Rd. », « My Time », « Into The Mirror »), leurs mid-tempo aériens (« The Thief », « Excuses »), trottent dans les têtes et confirment ainsi que les instrumentations atypiques de ‘OMNI’ n’égratignent en rien son émotion. Et lorsque les morceaux deviennent véritablement complexes et totalement imprévisibles, Le groupe n’oublie jamais de glisser quelques éléments assurant leur efficacité: des refrains pop désenchantés qui viennent suppléer des riffs puissants piqués à Porcupine Tree (« Secret Country ») ou des breaks de basse en guise de respiration funk (« Summer Angel »).
Les férues de rock progressif se délecteront devant la sinuosité des mélodies du groupe. Les amateurs plus occasionnels de musique se satisferont de l’efficacité pop revendiquée par la majorité des morceaux. Bref, ‘OMNI’ est un disque exceptionnel mis au monde par un groupe non moins brillant, qui peut se vanter de rassembler depuis des années plusieurs publics, derrière une musique tachetée d’or dont l’étiquette affiche toujours le même point d’interrogation.
Sortie: 04/05/2010
Myspace | Itunes
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7 commentaires
Fan de Botch, je suis Minus The Bear depuis le début et c’est vraiment un très grand groupe.
Idem. Je suis archi-fan de ce groupe depuis leurs débuts.
Intéressant. J’écouterai. Tu ne trouves pas la voix un peu vide d’émotions ?
Leur musique est sans relief: pas de mélodie mémorable, voix neutre, aucune surprise. Ce n’est pas mauvais, c’est juste mièvre. Je ne comprends vraiment pas l’engouement.
Intéressant sans être pour autant convaincant comme album. Tiens, le sample à la fin de « My Time » on dirait bien The Young Gods sur « Our House » http://tinyurl.com/3569sgd (lien spotify)
Je suis d’accord avec Mr Masure, a laisser aux fan de linkin park
ben finalement, je revu mon opinion sur cet album, c’est bien plus convaincant que ce que je ne le pensais au début, comme quoi faut jamais se fier à sa première impression, surtout pour ce genre d’album.
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