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FEIST - METALS
3 octobre 2011
(Polydor)
CHRONIQUE
2011, l’année des femmes. Après PJ Harvey, St. Vincent, Keren Ann ou encore Laura Marling, c’est au tour de Feist de nous présenter de nouveaux morceaux. Une première depuis quatre ans, un certain The Reminder et quelques titres à succès comme « 1234« . La trentenaire canadienne n’a rien perdu de sa voix grave, sensuelle, ce qui est plutôt une rassurant avant d’affronter les concurrents précités, d’autant qu’il paraît théoriquement peu probable de voir Metals trouver grâce à nos yeux après l’avalanche de voix féminines ayant inondé nos cerveaux durant des mois. Ça peut paraître un peu bête, mais le quatrième opus de Feist souffre avant tout d’un problème de timing. Sorti dans les premiers mois de 2011 plutôt qu’en octobre, il aurait sans doute pu s’éviter cet effet un peu rébarbatif – « Oh putain, encore un album attendu d’une artiste féminine ». Mais bref, passons. Vient ensuite la question purement artistique, et là encore, une légère déception au programme, puisque les auditeurs – dont je fais parti – ayant apprécié la diversité de The Reminder devront s’habituer à la teinte sombre et à l’orchestration homogène de Metals. Quelques touches de légèreté, quelques touches de couleurs, et c’est la digestion des douze morceaux qui aurait été facilitée. A l’exception du single « How Come You Never Go There », chaleureux et un brin groovy, les compositions affichent quasiment toutes une même beauté glaciale. Une beauté qui lasse sur la longueur et ce malgré quelques coups d’éclat justifiant presque à eux seuls l’achat de cet opus: les accords minimalistes du vaporeux « Cicadas And Gulls », les contines désenchantées « Bitersweet Melodies » et « The Circle Married The Line », exceptionnelles de pureté, voir la montée en puissance de « Graveyard », certainement le plus réussi des titres pourvus d’une certaine densité sonore. Mais au final, c’est un combat entre le charme et l’ennui que lance Metals, et ça se termine par un bon match nul.
TRACKLIST
01. The Bad In Each Other 02. Graveyard 03. Caught A Long Wind 04. How Come You Never Go There 05. A Commotion 06. Bittersweet Melodies 07. Anti Pioneer 08. Undiscovered First 09. Cicadas And Gulls 10. Woe Be 11. Comfort Me 12. Get It Wrong, Get It Right
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