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WILCO - THE WHOLE LOVE
26 septembre 2011
(dBpm)
CHRONIQUE
Wilco, une des grandes références actuelles de l’americana, sortait son neuvième album fin septembre. Il y a deux ans, Jeff Tweedy et ses camarades alimentaient les bacs avec l’éponyme Wilco qui prônait un retour à une certaine spontanéité, une certaine simplicité. Une décision pas forcément saluée par tous les fans du groupe, habitués depuis Yankee Hotel Foxtrot à des albums plus riches et exigeants. L’arrivée de The Whole Love devrait donc leur faire du bien. Quoi qu’on puisse penser de cette oeuvre après écoutes attentives, il faut reconnaître qu’elle s’appuie sur des bases solides et qu’elle présente une homogénéité certaine. Et puis il existe aussi chez Wilco des données intemporelles. En l’occurrence, ici, des ballades country-folk qui confinent au sublime chaque fois que leur leader ouvre la bouche, des virées étincelantes faîtes de bric et de broc où la mélancolie est reine (« Black Moon », « Open Mind », « Rising Red Lung »). Incomparable. Le jugement devient plus délicat avec les autres pistes du disque. S’il convient de noter une fois de plus le travail de fond accordé à l’ensemble, l’efficacité générale laisse quand même à désirer. Un brin de légèreté, une rythmique sautillante (« Whole Love »), un modèle de mélodie americana jouée au trot et chouettement arrangée (« Capitol City »), une fabuleuse conclusion de 14 minutes, minimaliste, apaisante (« One Sunday Morning »), et puis le charme s’estompe un peu. La recherche électronique et les effets saturés de « Art Of Almost » foutent le joli timbre de voix de Jeff Tweedy dans la mouise, et les morceaux les plus musclés de The Whole Love (« Dawned On Me », « Born Alone », « Standing O ») paraissent assez fades. Dans un registre de puissance similaire, des formations comme Drive-By-Truckers montrent plus de maîtrise dans l’exercice. Au moment du bilan, Wilco s’en sort bien mais ne crève pas l’écran non plus. Les amateurs de la première heure apprécieront sans doute beaucoup The Whole Love, les auditeurs plus mesurés devant le talent de la bande resteront eux… mesurés.
TRACKLIST
01. Art of Almost 02. I Might 03. Sunloathe 04. Dawned On Me 05. Black Moon 06. Born Alone 07. Open Mind 08. Capitol City 09. Standing O 10. Rising Red Lung 11. Whole Love 12. One Sunday Morning (Song For Jane Smiley's Boyfriend)
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