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FLORENCE AND THE MACHINE – CEREMONIALS
31 octobre 2011
(Universal Island Records)
CHRONIQUE
Reprenant les ingrédients à succès de Lungs, le deuxième album de Florence And The Machine ne risque pas de désorienter les fans. La britannique montre qu’elle possède toujours une confiance aveugle dans son univers gothique, dans sa pop symphonique ultra-débridée, et ça, ce n’est sans doute pas près de changer. Pourtant, quelque chose ne tourne pas rond. S’enquiller les douze pistes de Ceremonials, c’est définitivement autre chose que de s’enquiller la démonstration orchestrale de son prédécesseur. La notion de plaisir, cette fois, s’est absentée. La faute à une formation bien souvent incapable de retrouver ses sensations d’antan, celles qui lui permettaient il y a encore quelques mois de construire des hymnes pop mémorables, traversées par une puissance de feu. Sur Ceremonials, les ingrédients sont bien les mêmes, pas la recette. Les compositions ont de l’allant, oui, mais ne montrent plus grand chose d’épique. La grandiloquence a pris le dessus, avec toutes les lourdeurs que ça peut provoquer: des titres pompeux, presque de mauvais goût, et une tracklist forcément très indigeste. Les morceaux se succèdent, et l’impression d’entendre du sous-Adele – avec hormones de croissance, façon « Set Fire To The Rain » – grandit. Faire de la pop théâtrale aussi proche du registre « mainstream » d’Adele, ça devient vite lassant, d’autant qu’il est bien difficile de tenir la comparaison face au souffle de la demoiselle, même pour Florence. Le groupe ne sauve les apparences que par à-coups, lorsque les beats lambda et accélérations prévisibles (« No Light, No Light », « Shake It Out », « What The Water Gave Me ») dégagent la voie pour des productions plus inspirées. « Spectrum » ou « Heartlines » renouent, par exemple, avec les rythmes sauvages et les envolées lyriques que l’on aimait tant chez Florence And The Machine. Mais c’est à peu près tout pour la troupe anglaise qui a laissé sa musique sortir de son manoir pour l’emmener en direction des stades (« Never Let Me Go », « Lover To Lover »).
TRACKLIST
01. Only If For A Night 02. Shake It Out 03. What The Water Gave Me 04. Never Let Me Go 05. Breaking Down 06. Lover To Lover 07. No Light, No Light 08. Seven Devils 09. Heartlines 10. Spectrum 11. All This And Heaven Too 12. Leave My Body
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1 commentaire
Quand même, pour Seven Devils, je trouve que l’album en vaut le coup, je suis fan de cette track <3
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